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12 novembre 2024
Temps de lecture : 3 min
Épisode 4 de notre série Vendée Globe 2024 avec la Macif impliquée dans la voile depuis 2008. Son bateau skippé par Charlie Dalin est un des principaux favoris du prochain Vendée Globe. Jean-Marc Simon, le directeur Santé Prévoyance de la Macif, nous explique les raisons qui poussent son groupe à s’investir si fortement dans la course au large.
Jean-Marc Simon : L’engagement de la Macif dans la voile est très ancien. Nous avons créé en 2008 la sélection Skipper Macif. Ce programme d’accompagnement sportif de haut niveau dans le domaine de la course au large a encouragé l’éclosion de nombreux talents dont François Gabart, Charlie Dalin, Paul Meilhat et Yoann Richomme. Ces trois derniers navigateurs vont d’ailleurs participer au Vendée Globe cette année. Le Skipper Macif est un prolongement de Macif Centre de Voile, qui forme les skippers de bateaux de plaisance. Nous sommes le premier assureur de bateau de plaisance en France. Ces programmes sont le prolongement de notre engagement dans ce secteur.
Cette année marque également le début de notre partenariat avec Charlie Dalin
J.-M. S. : Oui. Notre partenariat avec François remonte en effet à 2010. Suite à sa victoire lors du Vendée Globe 2012-2013 sur l’IMOCA qui portait notre nom, nous nous sommes associés avec lui sur le circuit Ultim. Sur son trimaran, il a notamment remporté la transat anglaise en 2016 et battu le record du tour du monde en solitaire l’année suivante. En 2020, nous avons choisi de nous retirer de cette classe afin de nous concentrer sur les circuits Figaro Bénéteau et IMOCA. Cette année marque également le début de notre partenariat avec Charlie Dalin.
J.-M. S. : Nous venions de créer en 2019 au sein du groupe une nouvelle mutuelle qui était le fruit de la fusion de plusieurs autres compagnies et nous avions besoin de faire émerger notre nouvelle marque, Apivia. Cette mission a été remplie et c’est pour cela que nouveau avons décidé de nommer notre nouvel IMOCA Macif Santé Prévoyance. La marque Apivia reste toutefois présente sur les voiles du bateau.
Lors du dernier Vendée Globe, nous avons eu plus de 10.000 retombées dans la presse et les médias, soit l’équivalent de 28 millions d’euros de publicité
J.-M. S. : Le circuit IMOCA se développe en effet beaucoup. Le nombre de concurrents sur ce Vendée Globe a dû être limité et huit bateaux sont déjà en construction pour la prochaine édition prévue en 2028. Cette dynamique, qui n’a jamais été aussi forte, est liée à l’intérêt du grand public pour cette classe de bateau. Plus de gens s’y intéressent, plus les sponsors affluent car ce circuit leur offre une grande visibilité. Lors du dernier Vendée Globe, nous avons eu plus de 10.000 retombées dans la presse et les médias, soit l’équivalent de 28 millions d’euros de publicité. La voile offre un très bon retour sur investissement. Son effet de levier est important.
Nos investissements dans la voile restent également raisonnables quand on les compare à notre chiffre d’affaires et à nos résultats
J.-M. S. : Nos voiliers sont bien entendu assurés mais nous faisons tout pour limiter les risques. C’est pour cela que nous soutenons des projets qui sont possiblement gagnants. Nos investissements dans la voile restent également raisonnables quand on les compare à notre chiffre d’affaires et à nos résultats.
Nous maintenons la flamme auprès de nos 12.000 collaborateurs en faisant certaines petites campagnes
J.-M. S. : Nos activations sont nombreuses et variées. Pour toucher le grand public, nous nous servons beaucoup des réseaux sociaux et de notre banque d’images. Charlie fait aussi des interviews dans la presse. Nos stands sur les départs de course sont visités par des dizaines de milliers de curieux. En plus de notre pôle presse qui est très efficace, nous faisons appel à des agences de communication spécialisée pour développer nos retombées. En interne, nous organisons de nombreuses opérations dont des jeux concours qui permettent aux gagnants de venir aux courses. Charlie participe également à certains de nos événements. Nous maintenons, par ailleurs, la flamme auprès de nos 12.000 collaborateurs en faisant certaines petites campagnes. Certains jours, nous affichons sur leurs ordinateurs des fonds d’écran du voilier.
J.-M. S. : Oui. Ce bateau nous appartient. L’équipe sportive et de maintenance du voilier est, elle, salariée par MerConcept, la société de François Gabart avec qui nous signons des contrats de sponsoring pour quatre ans. Le prochain se conclut à la fin de la Route du Rhum 2026. Nous n’avons pas encore parlé d’un avenir plus lointain avec Charlie. Ces discussions commenceront à la fin de ce Vendée Globe.
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