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1 avril 2025
Temps de lecture : 6 min
Alice Holzman : au départ, je veux rappeler notre engagement au travers d’AXA Atout cœur qui en l’occurrence travaille sur l’engagement sociétal auprès des femmes. D’AXA Entraide qui apporte un soutien à des personnes qui ont à la fois des contraintes financières fortes et qui sont confrontées à des sujets de financement autour de la santé, de leur foyer que l’on soutient dans une logique de philanthropie. C’est notre point de départ. Et puis, de façon très spécifique au niveau des violences faites aux femmes et de leur accompagnement nous sommes engagés depuis dix ans maintenant par le biais du service d’accompagnement Angel porté par Juridica, filiale de conseil juridique d’Axa qui développé un programme permettant d’apporter une aide juridique, psychologique et financière aux femmes victimes de violences conjugales. Un engagement que l’on porte en partenariat avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes (le 3919), de la Fondation des femmes, que nous soutenons depuis leur création et de la Maison des Femmes. Depuis la création de Angel, nous avons aidé l’accompagnement de plus de 2000 femmes. (NDLR, aujourd’hui la France est à plus de 270000 déclarations de cas de violences conjugales par an, un chiffre qui a doublé depuis 2016). Et cela de manière systématique, organisée, orchestrée avec les associations et partenaires que je viens de vous citer.
Le film Grand Public
On introduit deux nouvelles garanties dans nos contrats habitation parce que c’est bien ce lieu censé protéger qui devient un danger pour les femmes
A.H. : nous allons plus loin. Entendons-nous bien, notre métier, notre ADN, c’est de protéger les Français, de protéger la société. Nous sommes à même de reloger les individus qui sont dans un foyer inhabitable, parce qu’il a été incendié, parce qu’il y a une inondation, etc. Donc si nous identifions un risque au sein du foyer, pour les femmes, il est de notre devoir presque je dirai, de proposer des solutions. Ce que nous faisons grâce à Axa Assistance notre filiale assistance. Finalement l’expertise que nous avons en termes de conseil juridique à travers Juridica et l’expertise de relogement, nous la mettons désormais au service des femmes victimes de violences. Car pour information, selon les chiffres publiés par le ministère de l’intérieur, c’est au sein du foyer qu’ont lieu 79% des féminicides. Un foyer peut devenir l’endroit le plus dangereux pour une femme victime de violences conjugales.
A.H. : on introduit deux nouvelles garanties dans nos contrats habitation parce que c’est bien ce lieu censé protéger qui devient un danger pour les femmes. Ainsi, dans nos contrats d’habitation désormais, nous avons mis en place une clause de conseil d’assistance juridique, psychologique et financière et si l’on identifie un besoin de relogement, nous apportons notre aide également.
A.H. : il s’agit d’une garantie de relogement de sept jours dans un lieu, -hôtel ou appart’hôtel- qui est sécurisé, anonymisé et qui comprend aussi le transport de la ou les personnes concernées. Cette période de sept jours, que nous avons estimée nécessaire va permettre à la femme et éventuellement à ses enfants de bénéficier de ce SAS indispensable de décompression pour se remettre puis entreprendre d’une part les démarches administratives nécessaires, et de contacter un proche, un ami pour ensuite se reloger définitivement.
A.H. : nous avons bien réfléchi à une moyenne de sept jours, car bien-sûr nous ne sommes pas en mesure d’offrir une habitation sur le long terme. Les associations, elles, sont en mesure de trouver des solutions plus pérennes. Soit dans des centres d’hébergement -puisque les associations gèrent elles-mêmes cet aspect logistique-, soit chez des tiers de confiance. D’ailleurs, souvent, les victimes, préfèrent cette deuxième solution. Mais il faut bien un temps de réflexion pour trouver ces solutions tout en étant aidé, accompagné.
A.H. : oui, c’est ce que nous disent les victimes et les responsables des associations qui estiment cette prise en charge assez géniale. Alors bien-sûr certaines femmes ont besoin de deux jours, ou de dix, un mois parfois pour se retourner, Axa fait ce qu’il peut en tant qu’assureur, il n’est pas détenteur de centres de relogement. Quand une femme est dans une situation de détresse, il s’agit de l’accompagner notamment sur cet aspect primordial. Quelles sont les démarches à suivre ? Quelles sont les aides dont je peux disposer ? Quelles sont les solutions qui s’ouvrent à moi ? Sans avoir à se préoccuper dans ce laps de temps du comment je gère financièrement psychologiquement, juridiquement ce moment de vie décisif.
Tout cet accompagnement en chaine n’est pas anodin, il prend en compte l’aspect psychologique, financier, administratif, juridique
A.H. : exactement, il ne s’agit pas de nouveaux contrats. L’ajout de cette clause est automatique sur les contrats habitation existants.
A.H. : bien entendu, en moyenne une femme tente par sept fois de quitter le domicile avant de procéder au vrai départ. Pourquoi ? Parce que justement cet acte si complexe n’est pas préparé. Une femme peut se rendre compte après coup qu’elle n’a nulle part où aller, qu’elle a honte, qu’elle est coupable, qu’elle n’a personne sur qui s’appuyer. Juridica va pouvoir vraiment aider les femmes à prendre conscience du besoin à un moment donné. Si ce n’est pas le moment de partir, la conseillère va plutôt préconiser à cette femme de bien réfléchir, de se préparer, de mûrir sa décision. Tout cet accompagnement en chaine n’est pas anodin, il prend en compte l’aspect psychologique, financier, administratif, juridique, c’est essentiel. Par ailleurs, cette clause est renouvelable deux fois par an de souscription d’assurance.
A.H. : c’est fondamental. En termes de démarches à effectuer, on va demander aux femmes qu’on accompagne, de faire un dépôt de plainte, en l’occurrence dans les 24 heures qui suivent ce relogement et pour ce dépôt de plainte, on proposera l’accompagnement d’un avocat. Donc on va mettre à disposition de la femme un avocat pour l’accompagner dans ses démarches.
A.H. : pour certaines, il est très important que ce soit près de chez elles parce que cela permet de ne pas perturber la scolarité des enfants… Certaines veulent être loin du conjoint violent. Quelle que soit la destination qui va être retenue, le trajet est pris en charge.
A.H. : oui, nous devons faire de la pédagogie. Et de ce fait, notre dispositif est très complet. Tous nos clients vont être informés de ces nouvelles garanties, mais on sait que les souscripteurs ce sont les hommes. Donc, au mieux, ils vont trouver cela intéressant et se sentir concernés en général, au pire cela va leur déplaire. Donc, nous avons mis en place un plan de communication massif à destination de tous.
Le spot TV, le film Corporate d’AXA Group qui va être aussi rediffusé au niveau de cette campagne, qui dit : « être une femme ne devrait jamais être un risque » et qui met en situation plusieurs situations de la vie des femmes plus ou moins mises en retrait ou discriminées par rapport à des situations où les hommes sont plus sur le devant de la scène. Nous mettons en place une campagne d’affichage massive en abribus de 7000 faces dans toute la France. Du pur texte qui dit parce qu’une femme ne devrait jamais être un risque, AXA propose désormais le relogement d’urgence aux femmes victimes de violences conjugales qui renvoie sur axa.fr. Au-delà du film et de l’affiche que je viens de vous évoquer, comme je vous disais il faut faire de la pédagogie. On a travaillé un matériel vidéo que vous retrouverez sur YouTube sur les réseaux sociaux avec à la fois une petite vidéo très courte de deux minutes qui décrit finalement cette initiative proposée par AXA aujourd’hui et puis une vidéo plus longue qui est vraiment un reportage au sein d’AXA avec ensemble des partenaires engagés.
Le documentaire Trois Mots Qui Peuvent Tout Changer
si d’autres assureurs peuvent finalement s’inspirer de cette initiative, franchement, on sera à la fois très heureux et très fiers
A.H. : parce que c’est l’abribus qui permet d’avoir le temps de lire le message, d’intégrer que sur axa.fr vous aurez tous les éléments qui permettent de vraiment retrouver ce qui est important dans le dispositif. Je souligne toutefois qu’en cas de danger immédiat, c’est le 17 ou le 18 qu’il faut appeler car nous ne nous substituons pas aux pouvoirs publics. De même q’on ne se substituera jamais aux associations qui font le travail de fond, de terrain.
Nous avons aussi un partenariat avec Brut, qui porte sur des pastilles de trois minutes de manière à pouvoir diffuser sur les réseaux sociaux. Notre objectif, je le redis : toucher le maximum de victimes potentielles et faire connaître le dispositif parce que nous sommes persuadés que finalement intégrer ce sujet des violences conjugales au cœur de notre métier d’assureur, ça a du sens. Et si d’autres assureurs peuvent finalement s’inspirer de cette initiative, franchement, on sera à la fois très heureux et très fiers.
La vidéo pédagogique grand public
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