4 avril 2025

Temps de lecture : 2 min

« I had a dream », Stéphane Xiberras (BETC)

C’est Stéphane Xiberras, président et directeur de la création BETC France et co-président avec Valérie Decamp (Mediatransports) du 50e Grand Prix de la communication extérieure qui a eu l’idée de réunir hier Jacques Séguéla (Havas) et Maurice Lévy (Publicis) autour d’une conversation inédite. Ses impressions sur cet échange et ses premières réactions sur les campagnes présentées lors de cette édition.
Stéphane Xiberras, Jacques Séguéla, Maurice Lévy et Valérie Decamp au 50e Grand Prix de la communication extérieure, le 3 avril 2025

Stéphane Xiberras, Jacques Séguéla, Maurice Lévy et Valérie Decamp au 50e Grand Prix de la communication extérieure, le 3 avril 2025

INfluencia : D’où est venue l’idée de réunir ces deux légendes de la publicité que sont Jacques Séguéla et Maurice Lévy ?

Stéphane Xiberras : J’ai accepté d’être président et j’en suis très honoré. Mais dès le début, j’avais expliqué que j’avais un rêve : je voulais réunir ces deux légendes qui parlent du passé, de l’avenir… Et j’ai réalisé ce rêve, j’étais comme un petit enfant qui buvait du petit lait en les écoutant parler.

Je ne m’attendais à ce que monsieur Lévy soit aussi créatif et il a raconté des choses qu’il ne raconte jamais, ce n’est pas son discours habituel. Je l’ai trouvé très convaincant dans son rôle de publicitaire amoureux et défenseur de la création disant que l’IA c’était bien mais qu’elle avait ses limites. J’étais très étonné, je pensais que les échanges seraient plus polarisés et comme Jacques est génial, il a tout de suite désamorcé les éventuelles confrontations en lisant sa lettre d’amour (adressée à Maurice Lévy en introduction de conversation). Cette déclaration a dû détendre Maurice Lévy qui s’attendait peut-être à un combat des chefs ! Les deux hommes m’ont incroyablement étonné. Je m’étais dit que Jacques allait prendre toute la place en parlant sans arrêt, ça n’a pas été le cas, c’était à égalité. Tous les deux ont finalement quasiment dit les mêmes choses. Leur amour de la publicité est extraordinaire, ils ont même passé des messages aux créatifs (présents) : « du courage », « allez-y »… C’était à cœur ouvert, comme si tout d’un coup, c’était une parenthèse enchantée, avec un discours inhabituel.

IN. : Quelles sont vos premières réactions à chaud face au visionnage de la « long list » des campagnes présentées hier matin ?

S.X : Au début, c’est toujours un peu la même chose, il y a beaucoup de campagnes moyennes, et à la fin il y a toujours les dix à quinze qui vont sortir du lot. Mais ce qui m’a frappé, c’est la présence absolument démesurée du jeu de mots, je ne me rendais pas compte que c’était à ce point. Quand c’est bien, c’est super. Quand c’est juste l’Almanach Vermot, ça fait un peu pitié… Comme ce n’est pas toujours très beau, c’est encore pire et on se dit : « mais il y a des gens payés pour ça ! ». Deuxième commentaire : peu de campagnes de marque. Et, enfin je regrette que personne n’ait craqué la vraie campagne de DOOH qui mettra tout le monde d’accord. Une campagne qui serait pensée uniquement pour ce média car aujourd’hui ce sont des visuels animés avec un packshot. Nous faisons ce constat depuis longtemps mais c’est dommage car c’est un chouette média.

Rendez-vous lundi 7 avril 2025 pour le Palmarès du 50e Grand Prix de la communication extérieure et le bilan chiffré du marché dans notre newsletter INfluencia.

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